Sonnet à la joie

Tu m'as fait cette impudique déclaration
Exprimée avec grâce et doigté
Sous le coup de quelques enivrantes potions.
Enlacés avec le latex prestement enfilé
Avant de tester plusieurs positions
Et pour une fois prendre mon pied.
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# Posté le dimanche 08 octobre 2006 15:04

Mythology - Episode III

THE LOST ISLAND


Nous avions laissé Caneios et Leil dans un face à face mortel. Tuer l'Hellène aurait été facile pour Leil et son peuple, mais le Conseil Leilipputien en avait décidé autrement...



Le soleil était à son zénith, la température devait bien atteindre les quarante degrés sur le sol aride du désert leilipput qui se trouvait au beau milieu d'une île au c½ur même des Cyclades. Certaines rumeurs circulant ici et là plaçaient l'île leilipputienne proche de Paros, mais personne ne put réellement vérifier ; seuls ceux sachant où ils allaient pouvait trouver l'île. Caneios avait été enfermé, sur ordre du nouveau Conseil dans l'un des camps du désert, ces forteresses ayant la réputation d'être inviolables. Aucun prisonnier ne pouvait fuir sans se faire tuer, et quand bien même ils fuiraient de cette façon, ils mouraient de faim et de soif dans le désert, ou encore dévorés par les bêtes sauvages ; tels étaient les dires de tous les prisonniers, quelque puisse être leur origine.

Depuis la rébellion des Leilipputiens, tous les peuples, y compris Rome, craignaient ces petites créatures. Elles commençaient à dominer la méditerranée et à faire des alliances avec des barbares.

Le centre du camp était une immense mine à ciel ouvert que les prisonniers devaient exploiter jusqu'à l'épuisement ; celui du prisonnier et non pas de la mine puisqu'elle était, d'après certains, inépuisable. Les prisonniers sur-vivaient dans des cabanes de bois agonisées en quartier, créer afin de faciliter leur surveillance tout autour de la mine. La capacité totale du camp numéro trois, où se trouvait Caneios, était d'environ mille prisonniers.

L'ancien sculpteur, à moitié nu, s'affairait à sa tache devenue quotidienne depuis plusieurs semaines. Caneios souffrait une dizaine d'heures chaque jour, sous un soleil de plomb, à creuser dans la mine il n'avait le droit à un petit rhyton d'eau que toute les heures, et ce sous la surveillance de son gardien personnel, qui n'était autre que Leil. Son nouveau maître le regardait avec ironie et s'amusait à le torturer de temps à autre en ajoutant à son eau une étrange épice qui rendait la boisson presque imbuvable. A chaque gorgée d'eau avalée tant bien que mal, Leil affichait un large sourire sadique.

Le soir venant, les prisonniers avaient tous droit à un repas composé d'une bouillie visqueuse à base de légumes et d'une petite coupe de vin que tout le monde savait contaminé par plusieurs drogues qui enlevait toute envie de rébellion, mais que tout les prisonniers prenaient pour ne pas mourir de soif. Le repas commençait toujours après une petite prière au dieu des dieux du panthéon Leilipputien, le Grand Klugus ; il était le dieu de la nourriture et des mets exotiques. Cette divinité, très mal connue chez nous, pouvait prendre l'apparence d'une petite créature à quatre bras, tenant dans chaque main un aliment sacré : un grain de riz, une tubercule, une pomme et un poireau.



Une nouvelle journée de détention de Caneios venait de débuter ; pour Caneios, une suite interminable de coups et d'injures qu'il devait subir pendant qu'il s'affairait à ramasser des cailloux sous les rayons d'un soleil de plomb. Après avoir avalé son unique repas pour toute la journée, l'Hellène suivit, pieds et mains liées par de lourdes chaînes, le fier Leil.

— Quand je sortirais d'ici, je ferai en sorte de te voir souffrir avant de mourir, marmonna Caneios à Leil, qui ne se laissa pas démonter.

— Si tu parviens à t'enfuir, c'est moi qui te ferais souffrir après t'avoir traqué comme une bête. Je serais ton bourreau mais je te laisserais le choix pour le moyen de ton exécution, rétorqua Leil triomphant.

Après la révolution de son peuple, Leil devait faire partie du Conseil, mais il avait préféré prendre le statut de garde afin de s'occuper personnellement de son ancien maître.

Le convoi arriva sur le chantier minier où un autre Leilipputien les attendait ; Leil était attendu par le Conseil pour statuer une nouvelle fois sur le sort du prisonnier Caneios. Le pauvre prisonnier, agenouillé, regarda s'éloigner son geôlier avant de se mettre au travail sous le regard sombre d'un nouveau garde encore plus inhumain que Leil, le garde Darkos Vadoros.



A suivre...
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# Posté le dimanche 08 octobre 2006 15:05

Modifié le mardi 27 février 2007 08:12

Le Quai de l'Amitié

Une petite pensée amicale...


L'amitié est une chose compliquée ;
On la découvre, on la comprend et on la jette.
On se découvre, on se comprend et on s'embête ;
L'amitié est un sentiment recherché.
* * *
Le train de vie approchait de la gare de l'amitié ; la voix du conducteur annonça, à travers les haut-parleurs, le temps d'arrêt du train. Certains voyageurs rangèrent leurs quelques affaires et s'apprêtèrent à descendre sur le quai ; chacun y espéraient découvrir de nouveaux visages ou bien en revoir d'anciens. Le quai de l'amitié était ma destination, un billet trouvé sur le net depuis longtemps me permit de débarquer sur ce quai tant espéré.
Le soleil déjà haut dans le ciel, commençait à dominer cette merveilleuse cité entourée de majestueuses montagnes encore embrumées. Cela faisait des années que je n'avais pas mis un pied dans la cité de l'amitié, elle était encore plus belle que dans mes souvenirs. J'étais excité, impatient mais aussi angoissé. Comment cette rencontre allait se passer ? Cette question résonnait dans mon esprit depuis plusieurs jours, et depuis quelques heures elle était accompagnée de toute sa petite famille de questions ; le regard rivé sur les aiguilles de la montre, j'attendais l'instant de son arrivée. Les secondes me paraissaient aussi longues que des minutes, je repassais dans ma tête nos dernières conversations. Je possédais le billet de la cité de l'amitié depuis longtemps, mais il n'y avait eu aucune possibilité de l'utiliser ; notre relation avait commencé à distance. C'était cette spécificité qui m'angoissait, la rencontre avait déjà eu lieu mais cette fois on allait se voir « en vrai ».
Lorsque l'on s'est aperçus devant la gare, un sourire réconfortant, et déjà vu sur l'écran de l'ordinateur, apparut. L'angoisse s'effaça à mesure que l'on prenait nos nouvelles marques l'un par rapport à l'autre. On se redécouvrait tranquillement pendant une balade, avant que l'atmosphère ne se dévoile et que le soleil n'embrasse les pics montagneux. On s'appréciait déjà mais cette véritable rencontre confirma ce que je pensais, tout allait pour le mieux...
Mais le temps passait et le séjour touchait à sa fin ; le temps du départ arrivait déjà et le train, déjà en gare, attendait patiemment les voyageurs. Au milieu de la foule, un dernier au revoir, une dernière accolade puis on s'est séparé tout en se promettant de garder le contact, chacun reprenant ensuite son propre chemin, l'esprit rêveur.
* * *
Même si le dicton dit « loin des yeux, loin du c½ur », l'amitié reste éternelle qu'elle soit à distance ou pas. Certains pourraient me contredire en évoquant le sentiment de haine, mais ce sentiment n'est-il pas une sorte d'amitié négative ?
* * *
L'amitié est une chose compliquée,
Mais c'est le trésor le plus convoité.

# Posté le mardi 10 octobre 2006 15:09

Proverbe

Il faut toujours mettre les points sur les i, les barres sur les t et la queue dans le Q.

# Posté le samedi 11 novembre 2006 15:51

La comptine des deux petits lapins

Deux petits lapins se promenaient
Lapinette et Lapinou, c'était leurs noms
Ils aimaient à gambader et sautiller
Et jouer à cache-cache sous le pont

Deux petits lapins se promenaient
Sur la route broutait une vache rouge
Mâchouillant son herbe, Marguerite elle s'appelait
Lapinou et Lapinette la regardèrent et lui dirent : « bouge ! »

Deux petits lapins se promenaient
Sur un chantier, de trois petits cochons ils firent la rencontre
Ces trois porcs tout gays à cause d'un loup tremblaient
Mais Lapinette et Lapinou de leurs propositions furent contre

Deux petits lapins se promenaient
En quelques bonds ils arrivèrent en vue du pont
Lapinou attrapa La Pinette dans le bosquet
Où ils jouèrent tout deux à saute-mouton

# Posté le mercredi 24 janvier 2007 02:56

Modifié le mardi 30 janvier 2007 07:59