Histoire de vieilles dames...

HISTOIRE DE VIEILLES DAMES


Sa canne frappait le sol avec un léger rythme, Simone avançait tranquille-ment sur le trottoir. Comme tous les matins, elle effectuait son petit tour du pâté de maison, à l'heure où le silence règne encore un peu, même ici à la capi-tale. Elle allait avoir, dans moins d'une semaine, quatre-vingt dix ans. Ce jour-là, Simone ne voulait pas y penser, du moins pas encore. Elle arriva en vue de la tour Eiffel, elle habitait dans le quartier du Trocadéro depuis plus de soixante ans, et chaque matin venait rendre visite à la vieille tour d'acier.
La vieille dame entretenait une relation particulière avec son homologue de fer depuis la disparition d'Etienne, son éternel mari. La dame de fer avait tout de suite comprit Simone à la perte de son époux, elle aussi avait vu son Gus-tave partir pour un monde meilleur. Alors chaque matin, Simone s'arrêtait, s'asseyait sur le banc et les deux vieilles dames se faisaient la conversation.
La tour tout le monde pouvait la voir mais personne ne la regardait, comme Simone pouvait la regarder. Elle apercevait derrière toutes ses poutres de métal une âme généreuse et curieuse.
« Que se passe-t-il ? N'est-ce pas une belle journée qui commence ? »
Mais Simone ne répondit pas et continua de regarder les quelques pigeons se battre pour un vieux morceau de pain. Elle semblait perdue dans ses pensées et continuait de rester silencieuse. La vieille tour se tut et observa sa vieille amie. Le temps s'écoula lentement sans que les deux amies ne se parlent. Si-mone rentra finalement chez elle sans avoir prononcer la moindre parole. La tour la regarda alors s'éloigner puis disparaître au détour d'une rue.
La journée continua comme tous les jours, les touristes arrivèrent bientôt en hordes, armés de leurs appareils photo. La vieille tour observait la scène comme chaque jour depuis sa naissance, rien n'avait changé en plus d'un siècle à part le nombre de ces visiteurs.
La nuit tomba doucement sur Paris, elle s'illumina de mille feux et envoyait sa lumière de phare à des kilomètres à la ronde. Elle ne dormait jamais, tou-jours vigilante. Elle n'attendait que le moment où elle reverrait Simone, elle y avait finalement pris goût. Mais le lendemain matin, Simone ne vint pas ni les jours qui suivirent. Elle ne se fit pas d'illusion et savait qu'elle ne viendrait plus, la dernière fois elle était simplement venue lui dire au revoir.
Elle avait toujours su que la vieille dame devrait partir un jour ou l'autre, mais elle savait aussi que pour elle le monde ne s'était pas arrêté. Elle regarda le soleil et lui souhaita la bienvenue comme si de rien était, presque en oubliant Simone.

Vivre et retrouver le sourire ne signifie pas oublier, mais oublier parfois peut redonner le sourire.
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# Posté le dimanche 21 octobre 2007 08:39

Toi

La douceur de ta peau me fait chavirer
Je ferme les yeux et me voici bercer par tes carresses
Quand tu es là, je profite de la moindre seconde
Ton absence est comblé par le spectre de ton âme

Je me sens bien dans tes bras
Mon coeur s'envole quand mes lèvres t'effleure

Pour l'instant, c'est juste toi.
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# Posté le mardi 27 novembre 2007 16:54